Je me souviens – 40e anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française

Le 26 août 1977, le Québec affirmait son identité francophone en adoptant la Charte de la langue française. Camille Laurin permettait ainsi au français de devenir la langue des affaires, de l’éducation, de la culture et de l’État. À cette époque, le Québec était la seule province officiellement bilingue dans ses institutions. Le français était relégué souvent comme deuxième langue, particulièrement en affaires. La Charte de la langue française a redonné ses lettres de noblesse à la langue de Molière.

Je me souviens est un collectif de réalisateurs de courts métrages de fiction historique soulignant l’anniversaire d’évènements marquants dans l’histoire du Québec. Avec la touche personnelle de cinéastes de différentes générations, les courts métrages raconteront des fables à hauteur d’homme ayant comme trame de fond des moments-clés de notre histoire. Ce grand projet est commandité par le Mouvement national des Québécoises et Québécois et réalisé par Babel Films (Yes, L’écrivain public, Projet M, Temps mort).

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Le français : langue de l’enseignement et de l’inclusion

La Révolution tranquille est un moment charnière dans l’histoire du peuple québécois. Acte d’émancipation collective, elle fut l’occasion d’une vaste réappropriation de ses institutions étatiques, sociales, culturelles, économiques et démocratiques parmi lesquelles l’école occupe une place privilégiée. De la maternelle à l’université, en passant par les réseaux d’enseignement primaire, secondaire et collégial, la formation professionnelle et l’éducation des adultes, la société québécoise a voulu se doter de tous les leviers d’éducation nécessaires à la transmission de sa culture et à la définition d’un vivre-ensemble qui lui seraient propres. Au nom du droit à l’éducation, le Rapport de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province de Québec (rapport Parent [1963-1966]) portait, pour au moins une génération, le désir d’une école humaniste, inclusive, de mixité sociale et de démocratisation de la culture commune.

En 1977, au terme de longs débats sociaux et de mobilisations populaires sans précédent, l’adoption de la Charte de la langue française (loi 101) venait compléter ce vaste projet, en consacrant l’école comme l’un des lieux privilégiés d’accueil et d’intégration des Québécoises et Québécois de toute origine à cette culture commune. En donnant priorité à l’accès à l’enseignement en français aux personnes issues de l’immigration, la Charte de la langue française affirmait le caractère résolument francophone de la construction du vivre-ensemble voulue par la Révolution tranquille.

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Le français : notre identité…

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Avant la loi 101, il y avait déjà L’Osstidcho, Les belles-sœurs, Les belles histoires des pays d’en haut, Robert Charlebois, Renée Claude et tant d’autres. Des créateurs et des œuvres qui ont incarné une prise de conscience sur notre culture distincte, francophone et fière de l’être. Jouant à la fois le rôle de miroir et de précurseur de notre société, les artistes ont capté l’air du temps, lui ont donné corps et en sont devenus la locomotive.

L’adoption de la loi 101, il y a quarante ans, symbolise le volet législatif de cette éclosion de la culture québécoise enracinée dans la langue française ainsi que de notre volonté de l’affirmer et de la protéger. Et quand on voit les talents qui se sont révélés et déployés en français au cours des quarante dernières années, on peut être fiers du chemin parcouru. Lire la suite

Langue française et environnement de travail

PQF-101-40ANS-prop-1-FINAL_Plan de travail 5Au Québec, la Charte de la langue française édicte le droit de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs d’exercer leurs activités en français (article 4). Hélas, les statistiques nous apprennent que même si la majorité des Québécoises et des Québécois peuvent travailler en français, l’anglais prend de plus en plus d’espace, et ce, particulièrement à Montréal.

Selon l’Office québécois de la langue française, le nombre de Montréalais utilisant l’anglais et le français est de 10 %. Par ailleurs, la proportion de personnes travaillant le plus souvent en français, mais qui utiliseront aussi régulièrement l’anglais, est de 26,8 % au Québec, de 30 % dans la couronne de Montréal et de 45 % sur l’île de Montréal. Lire la suite

Le bilinguisme institutionnel

Du français, langue officielle…

PQF-101-40ANS-prop-1-FINAL_Plan de travail 4Dans tous les pays du monde, du fait de l’importance des institutions publiques au sein de nos sociétés, les États influencent grandement l’aménagement linguistique. D’ailleurs, quelque 400  pays, États fédérés ou territoires légifèrent déjà directement en matière linguistique.

Ici, dans notre coin d’Amérique du Nord, l’avenir du français est loin d’être assuré. Voilà pourquoi le gouvernement du Québec a un rôle de premier plan à jouer pour en soutenir la vitalité. Un tournant historique a été entrepris en ce sens à compter de 1977 avec l’adoption de la Charte de la langue française, sur l’initiative du ministre d’État au développement culturel du premier gouvernement Lévesque, Dr Camille Laurin. Lire la suite